Le trublion des socialistes, Jean-Luc Mélenchon, ne manque pas de mordant. Toutefois en le voyant l’autre soir sur un plateau télé de la TNT à l’éclairage trop économe, le baron Charles de Varine constata qu’il a vraiment une dentition affreuse. La remarque était judicieuse. Cette disgrâce est sans doute due à une mauvaise hygiène bucco dentaire comme ceux qui toute leur vie ont fumé des Gitanes maïs qu'adoraient les ouvriers du labeur. Cela m’évoqua d’ailleurs que Mélenchon fut lui-même à ses débuts correcteur d’imprimerie, mais aussi ouvrier d’entretien.
Aussi devant ce sourire vraiment peu carnassier, alors que Mélenchon racontait comment, après avoir claqué la porte du Parti socialiste, il fonde le Parti de gauche avec le camarade Marc Dolez , je n’ai pu m’empêcher de songer à ce film américain « Le mors aux dents » de Burt Kennedy qui raconte le destin quelque peu chaotique de deux cow-boys aux poches percées. C’est vrai qu’il y a chez Jean-Luc un côté Lucky-Luke redresseur de tort et solitaire. L’homme qui tire plus vite que son ombre dans une gauche en crise face aux éléphants qui se trompent doit sûrement fredonner sous sa douche « I’m a poor lonesome socialiste »…
Cela étant notons que « Le Mors aux dents » est également un film de Laurent Heneymann avec une majuscule sur mors pour souligner que c'est grâce à cette pièce de fer insérée dans la bouche du cheval que le cavalier tient les rênes. Ainsi dans ce film avec Dutronc et Piccoli, Michel Galabru campe le rôle d’un certain Charles tirant son influence du fichier qu’il détient sur les hommes politiques. Et de là à imaginer que l’un des principaux Mitterrandistes qu’est Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué, en quittant le Parti socialiste, d’emporter quelques dossiers compromettants, il n’y a qu’un pas.
Une manière de brider les juments folles.
Kavin’Ka
mercredi 26 novembre 2008
Christophe Barbier : un cerveau version Van Damme
Il y a comme cela des intervenants télévisuels qu’on regarde, non pas qu’ils soient particulièrement télégéniques, mais parce qu’ils ont la qualité de remuer le vide tout en a assénant des vérités premières. Christophe Barbier, le directeur de l’information de l’Express, fait partie du lot. Son flot de débits rime avec inepties et en l’écoutant dernièrement à « Mots croisés » sur
France 2, on songe à cette citation mémorable de Jean Claude Van Damme : « si on enlevait l’air du ciel tous les oiseaux tomberaient par terre »…
Le mimétisme entre les deux cerveaux vient peut être du fait que l’hebdomadaire appartient depuis 2006 à un groupe belge.
Cela étant ce qui choque le plus, outre le fait que le Sganarelle fatigue à parler si vite comme s’il avait peur de rater l’express des réformes, c’est ce côté toutou version « voix de son maitre» qui doit quelque peu perturber les lecteurs de l’hebdomadaire prestigieux que fut l’Express et qui a défendu tant de causes. Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan Schreiber doivent se retourner dans leur tombe. Que reste-il du journal surtout après l’écrémage de la rédaction, juste les carpettes ou les traitres façon Jacques Attali qui a osé affirmer que les Français avaient trop de pouvoir d’achat ? D’ailleurs cette connivence avec le pouvoir est telle qu’Yves Calvi ne manque pas (avec une certaine perfidie dans le ton de la voix montrant qu’il n’est pas dupe) d’interroger Christophe Barbier chaque fois qu’il a besoin de savoir les pensées secrètes de notre Président Soleil.
Kavin’Ka
France 2, on songe à cette citation mémorable de Jean Claude Van Damme : « si on enlevait l’air du ciel tous les oiseaux tomberaient par terre »…
Le mimétisme entre les deux cerveaux vient peut être du fait que l’hebdomadaire appartient depuis 2006 à un groupe belge.
Cela étant ce qui choque le plus, outre le fait que le Sganarelle fatigue à parler si vite comme s’il avait peur de rater l’express des réformes, c’est ce côté toutou version « voix de son maitre» qui doit quelque peu perturber les lecteurs de l’hebdomadaire prestigieux que fut l’Express et qui a défendu tant de causes. Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan Schreiber doivent se retourner dans leur tombe. Que reste-il du journal surtout après l’écrémage de la rédaction, juste les carpettes ou les traitres façon Jacques Attali qui a osé affirmer que les Français avaient trop de pouvoir d’achat ? D’ailleurs cette connivence avec le pouvoir est telle qu’Yves Calvi ne manque pas (avec une certaine perfidie dans le ton de la voix montrant qu’il n’est pas dupe) d’interroger Christophe Barbier chaque fois qu’il a besoin de savoir les pensées secrètes de notre Président Soleil.
Kavin’Ka
Vie privée des politiques : la dérision du silence
Triste époque ! On tricote toujours midi à quatorze heures, façon rêve belge en express, pour tenter d’expliquer qui est le père. Il faut dire que le sujet passionne les français, que ce soit l’autre jour dans un « Mots Croisés » spécial ou encore sur NRJ version gaudrioles graveleuses, sans oublier dans les diners en ville, chez le coiffeur, au bureau, au café, sur les bancs des Batignolles entre deux poussettes de nurses et deux branlettes. En effet, quand la favorite d’un élu suprême est enceinte et que celle-ci refuse de dire avec qui elle a niqué, l’imagination galope et beaucoup se demandent si le rejeton à venir n’aurait pas été conçu par le suprême lui-même, c’est humain. On ne peut pas empêcher l’esprit de supputer l’hypothèse. Et tant que la favorite ne dira pas la vérité, qu’elle ne trouvera pas un concepteur officiel, respectable, même in-vitro, cette rumeur amplifiera, sera déformée et fera fantasmer tous les citoyens. Chacun y allant de son commentaire, l’un règle de calcul à la main qui, décomptant le calendrier des pompiers, affirme que le bébé aurait été conçu après le divorce, avant la nouvelle chansonnette glamour. L’autre ajoutant avec la ferveur d’un sacristain à confesse qu’il connait bien le médecin qui a vu l’énormité du sceptre qui a besoin d’être souvent satisfait outre le fait qu’il oblige le suprème à marcher en canard.
Faculté de l'esprit humain, la raison permet de fixer sa hauteur des critères de vérité et d'erreur, et là évidemment on déraisonne carrément, mais simplement parce que nos politiques sans ménagement d’une sagesse qu’avaient leurs ainés, se jouent d’une réalité avec la complicité médiatique ravie qu’une grossesse puisse engraisser les ventes.
Et ne croyez pas que cette dérive, celle-là même de la critique d’une raison pure sans version Kant, ne concerne qu’un élu suprême et sa cour. Non dans un autre registre quand un autre élu qui a affiché son homosexualité n’a pas de petit ami officiel, les noms les plus farfelus circulent avec toujours cette même argumentation, cette même démonstration de celui qui connait : « si, si, c’est vrai !… ». Et évidemment l’imagination se met à croire qu’il a une sexualité débridée comme beaucoup d’homos avec nombre de partenaires différents et dès qu’on le voit dans les médias quelqu’un qui semble être proche, l’imagination galope encore pensant qu’ils « couchent ensemble », surtout si l’homme en question rondouillard comme un passif s’est séparé de sa compagne qu’il dénigrait en privé pour la faire échouer dans sa tentative de conquête du pouvoir.
Aussi pour éviter l’hypocrisie d’une déraison et de futurs débats d’une croisade de maux d’une société malade, il est aisé de comprendre pourquoi la raison exige auprès des hommes politiques une clarté sur leur vie privée et que celle-ci s’inscrive dans des règles facilement compréhensibles afin d’éviter que l’esprit se détourne de l’essentiel en allant jouer, lui aussi, les filles de l’air.
Faculté de l'esprit humain, la raison permet de fixer sa hauteur des critères de vérité et d'erreur, et là évidemment on déraisonne carrément, mais simplement parce que nos politiques sans ménagement d’une sagesse qu’avaient leurs ainés, se jouent d’une réalité avec la complicité médiatique ravie qu’une grossesse puisse engraisser les ventes.
Et ne croyez pas que cette dérive, celle-là même de la critique d’une raison pure sans version Kant, ne concerne qu’un élu suprême et sa cour. Non dans un autre registre quand un autre élu qui a affiché son homosexualité n’a pas de petit ami officiel, les noms les plus farfelus circulent avec toujours cette même argumentation, cette même démonstration de celui qui connait : « si, si, c’est vrai !… ». Et évidemment l’imagination se met à croire qu’il a une sexualité débridée comme beaucoup d’homos avec nombre de partenaires différents et dès qu’on le voit dans les médias quelqu’un qui semble être proche, l’imagination galope encore pensant qu’ils « couchent ensemble », surtout si l’homme en question rondouillard comme un passif s’est séparé de sa compagne qu’il dénigrait en privé pour la faire échouer dans sa tentative de conquête du pouvoir.
Aussi pour éviter l’hypocrisie d’une déraison et de futurs débats d’une croisade de maux d’une société malade, il est aisé de comprendre pourquoi la raison exige auprès des hommes politiques une clarté sur leur vie privée et que celle-ci s’inscrive dans des règles facilement compréhensibles afin d’éviter que l’esprit se détourne de l’essentiel en allant jouer, lui aussi, les filles de l’air.
La petite croix de Claire Chazal
A l’occasion de la venue du pape, un petit détail n’a surement pas échappé aux téléspectateurs de TF1. Le vendredi, jour de l’arrivée en France de Benoit XVI, Claire Chazal qui faisait ainsi son "vendredi saint" personnel, arborait ce jour là une petite croix au bout d’une chaine. Une grande première pour la présentatrice vedette du week-end qui ne porte jamais de collier, jamais de fantaisie à l’antenne, sans doute pour ne pas attirer l’œil sur les petites rides de son joli cou. Mais là l’événement papal était tel, qu’elle a fait fi de sa coquetterie, affirmant avec cette petite croix que son cœur battait à l’unisson d’une religion. Curieusement, elle n’arborait pas la croix latine habituelle, celle de la passion, mais une crux quadrata, une croix façon celle de la Croix Rouge dont la combinaison des branches au carré peut tenir dans un cercle. C’est une croix symbolique qui évoque l'image de la dialectique de l’homme entre son terrestre et le céleste. Surtout, elle évoque pour celui qui la porte une volonté de passage, d’aller ailleurs, donc par la même de changement. Aussi en la mettant, Claire Chazal a-t-elle pensé qu’elle allait suivre, elle aussi, la destinée d’un Patrick Poivre d’Arvor ?
L'étincelle d’une crainte, ou l’affirmation d’une volonté, se cache parfois dans le choix d’un simple bijou et Claire Chazal en arborant ce jour là cette croix a fait preuve à la fois d’une incroyable dignité mêlée d’un soupçon d’espièglerie à n’en pas douter, pas comme ce mufle de Jean-Claude Narcy qui le lendemain, en pleine messe en direct des Invalides, s’est mis à encore aborder le sujet des prêtres pédophiles. C’était indécent. L’equus asinus de TF1 qui doit être du genre quand il est invité chez la reine Paola de Belgique à se mettre à parler de Marc Dutroux, devrait prendre des cours de savoir vivre auprès de Philippe Harrouard de France 2 dont le centre de formation et d’expression audiovisuelle serait fort à propos. Côté croix, on devrait faire une souscription pour offrir à ce Narcy celle de Saint Pierre, la croix chrétienne inversée, celle de ceux qu’on crucifiait la tête en bas afin de leur vider la cervelle des mauvaises pensées. Amen
Kävin’ Ka
L'étincelle d’une crainte, ou l’affirmation d’une volonté, se cache parfois dans le choix d’un simple bijou et Claire Chazal en arborant ce jour là cette croix a fait preuve à la fois d’une incroyable dignité mêlée d’un soupçon d’espièglerie à n’en pas douter, pas comme ce mufle de Jean-Claude Narcy qui le lendemain, en pleine messe en direct des Invalides, s’est mis à encore aborder le sujet des prêtres pédophiles. C’était indécent. L’equus asinus de TF1 qui doit être du genre quand il est invité chez la reine Paola de Belgique à se mettre à parler de Marc Dutroux, devrait prendre des cours de savoir vivre auprès de Philippe Harrouard de France 2 dont le centre de formation et d’expression audiovisuelle serait fort à propos. Côté croix, on devrait faire une souscription pour offrir à ce Narcy celle de Saint Pierre, la croix chrétienne inversée, celle de ceux qu’on crucifiait la tête en bas afin de leur vider la cervelle des mauvaises pensées. Amen
Kävin’ Ka
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