mercredi 26 novembre 2008

Jean-Luc Mélenchon : le Mors aux dents

Le trublion des socialistes, Jean-Luc Mélenchon, ne manque pas de mordant. Toutefois en le voyant l’autre soir sur un plateau télé de la TNT à l’éclairage trop économe, le baron Charles de Varine constata qu’il a vraiment une dentition affreuse. La remarque était judicieuse. Cette disgrâce est sans doute due à une mauvaise hygiène bucco dentaire comme ceux qui toute leur vie ont fumé des Gitanes maïs qu'adoraient les ouvriers du labeur. Cela m’évoqua d’ailleurs que Mélenchon fut lui-même à ses débuts correcteur d’imprimerie, mais aussi ouvrier d’entretien.
Aussi devant ce sourire vraiment peu carnassier, alors que Mélenchon racontait comment, après avoir claqué la porte du Parti socialiste, il fonde le Parti de gauche avec le camarade Marc Dolez , je n’ai pu m’empêcher de songer à ce film américain « Le mors aux dents » de Burt Kennedy qui raconte le destin quelque peu chaotique de deux cow-boys aux poches percées. C’est vrai qu’il y a chez Jean-Luc un côté Lucky-Luke redresseur de tort et solitaire. L’homme qui tire plus vite que son ombre dans une gauche en crise face aux éléphants qui se trompent doit sûrement fredonner sous sa douche « I’m a poor lonesome socialiste »…
Cela étant notons que « Le Mors aux dents » est également un film de Laurent Heneymann avec une majuscule sur mors pour souligner que c'est grâce à cette pièce de fer insérée dans la bouche du cheval que le cavalier tient les rênes. Ainsi dans ce film avec Dutronc et Piccoli, Michel Galabru campe le rôle d’un certain Charles tirant son influence du fichier qu’il détient sur les hommes politiques. Et de là à imaginer que l’un des principaux Mitterrandistes qu’est Jean-Luc Mélenchon n’a pas manqué, en quittant le Parti socialiste, d’emporter quelques dossiers compromettants, il n’y a qu’un pas.
Une manière de brider les juments folles.

Kavin’Ka

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